Tests & jeux

Fiche 16

En quoi les sons qui m’entourent me disent-ils d’où je viens ?

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Introduction

Dès notre naissance, nous avons appris à aimer certains sons comme par exemple les sons de la nature et à rejeter certains autres, comme les sons mécaniques liés à la circulation à l’industrie. Les sons, les bruits participent à notre identité sociale et culturelle. Les archives sonores ont été recensées pour témoigner d’une tradition orale propre à un territoire. Ces témoignages rendent compte de cultures traditionnelles, de folklores, de langues disparues ou en voie de disparition. Cette conservation d’une trace orale du passé participe à notre histoire culturelle et constitue un patrimoine sonore immatériel.
  • Publics ciblés :

    Collégiens

  • Thématiques :

    Arts Plastiques,  Éducation musicale,  Français,  Histoire-Géographie

Objectifs

  • 1
    Permettre à l’élève de prendre conscience des sons qui l’entourent
  • 2
    Comprendre le rapport aux sons, aux bruits dans les différentes cultures
  • 3
    Etudier les territoires vecteurs d’identités sonores (écoute patrimoniale

Compétences de l'élève

  • Ecouter de manière sélective les sons qui l’entourent
  • Repérer les sons liés à notre propre culture
  • Chercher les informations pertinentes (CDI, Internet, etc.)
  • Travailler en groupe
  • Rédiger un guide d’entretien
  • S’estimer et être capable d’écoute et d’empathie
  • Utiliser les ressources numériques
  • Exercer son esprit critique
  • Réaliser une production multimedia
  • Réaliser et présenter un exposé

Activites proposées

  • Ecouter des plages sonores et demander aux élèves de décrire ce qu’évoquent pour eux ces sons ? Débat sur les évocations différentes.
  • Portraits sonores (Qui suis-je ?) : proposer aux élèves de créer une partition sonore à l’aide du logiciel Audacity en se décrivant à travers les sons, les musiques qui les caractérisent le mieux. Après l’écoute de plusieurs portraits, un débat peut s’instaurer sur les différences de perception et la manière de devenir acteur de cet environnement sonore.
  • Recherche de témoignages de personnes de cultures différentes pour qui l’environnement sonore est important.
  • Recherche des évocations sonores dans la littérature.

Éléments de connaissances et pistes de réflexion

Français

Les archives sonores ont été recensées depuis de nombreuses années pour conserver des
témoignages rendant compte de cultures traditionnelles. Cette conservation de notre
histoire culturelle basée sur l’oralité a pour but d’enrichir notre patrimoine sonore immatériel.

Pour Romieu (2015) : « Le Patrimoine sonore est un patrimoine immatériel. Sa conservation, sa protection, mais aussi sa construction renvoient à des processus tout à la fois techniques, méthodologiques aussi bien qu’idéologiques et politiques. La légitimité de ce qui est digne d’être considéré, observé, enregistré et catalogué convoque des lectures contradictoires et parfois opposées du monde. C’est en ce sens que l’on se trouve fondé à évoquer des politiques du sonore, des gestions collectives des ambiances ».

Axées essentiellement sur la parole et la musique, ces archives sonores ne rendaient pas compte de toute la diversité de l’environnement sonore naturel ou urbain dans lequel nous baignons au quotidien. L’écologie sonore portée par Murray
Schaffer dans les années 1970 va donner une autre dimension à ce « paysage sonore … pour désigner notre environnement acoustique, la gamme incessante de sons au milieu desquels nous vivons. Depuis l’apparition du tout premier bruit – celui de la mer -, le paysage sonore n’a cessé de s’enrichir des sons du monde vivant : oiseaux, insectes, langage, musique… jusqu’à la révolution industrielle et électrique. Terrible et fascinante rupture, qui transforme radicalement notre rapport au son, à la musique – et au silence ». Cette invitation à une autre forme d’écoute du monde va être portée par des sociologues, des anthropologues, des psychologues et des urbanistes soucieux de sortir de l’emprise de l’image, du visuel dans nos sociétés modernes. A travers l’écologie sonore, le monde s’écoute comme une partition musicale.

Arts plastiques

L’art comme moyen de communication permet-il de dépasser les différences entre normo-entendants et sourds ?
Mirzoeff (2015) décrit à travers l’histoire de l’art, les fonctions allouées à la culture visuelle. La pratique artistique des sourds est souvent reléguée au rang d’art thérapeutique. Mais lorsque certains artistes sourds deviennent célèbres, tels Francisco de Goya et Joshua Reynolds, leur perte d’audition est rarement mise en avant. (Mirzoeff, N. « Une poésie muette. Art, surdité et guerre des signes dans la France du 19ème siècle. POLI, N°11, p69- 76.)

Histoire-Géographie

A travers l’identité sonore de plusieurs villes, il s’agira de découvrir l’histoire et les enjeux par rapport à la transformation d’un quartier vecteur d’identité culturelle. Le site « Portrait Sonore » propose plusieurs balades dans les villes canadiennes (Montréal, Vancouver, Torento ).
(cf. Fiche 1 – Y-a-t-il des changements dans le paysage sonore actuel par rapport aux paysages sonores des siècles derniers ?)

Les événements sur lesquels s’appuyer

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